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Communiqué de
presse
SAirGroup: économie libérale mal gérée - le SSP a l'intention de déposer plainte
Durant de nombreuses années dans leur lutte contre le démantèlement du personnel, la détérioration de la qualité. la suppression de la compensation du renchérissement, les restructurations insensées, etc.
Les syndicalistes ont dû subir les assauts de pratiquement tous les membres du conseil d'administration et de la direction de
SAirgroup proches du parti libéral, qui leur insinuaient leur manque de compréhension économique. Les médias se sont ralliés a l'unisson et sans conditions
à ce verdict, et les personnes honorables de l'économie qui ont siégé au sein du conseil d'administration de SAirGroup (et de l'ancienne Swissair), entre autres les présidents du conseil d'administration et membre du PRD Messieurs H. Götz et E. Honegger, la conseillère d'Etats V.
Sporry. l'ex-chef libéral de McKinsey et responsable actuel du groupe CS, L. Mùhlemann, Thomas Schmidheiny ainsi que le banquier genevois B. Hentsch, ont été loués de toutes parts pour leurs compétences. Pour l'élite économique de tendance libérale, il était "bon chic, bon genre" de siéger au conseil d'administration de SAirGroup, respectivement de
Swissair.
Le président du conseil d'administration encore en exercice, E. Honegger en personne, nous
livre d'ailleurs l'exemple le plus éloquent de ce copinage d'économie libérale dans le cadre de
son annonce de démission, le communiqué de presse publié le vendredi 9.3.01
(à 18 h) concernant la démission du conseil d'administration était pourvu de la remarque suivante:
"Les décisions du conseil d'administration ne seront pas commentées et aucun constat ne sera dressé." La NZZ, le journal qui courtise les libéraux, ne l'entendait vraisemblablement pas de cette oreille puisqu'on pouvait lire le samedi suivant une interview d'une certaine longueur avec un certain E. Honegger sur le départ des conseillers d'administration. En effet, M. Honegger ne revêt pas seulement la fonction de président du conseil d'administration de SAirGroup, mais aussi de celui de la Neue Zürcher Zeitung et mène pour ainsi dire un soliloque dans son propre quotidien...
Opposition du personnel
Dans l'intervalle, il est clair pour tout le monde que le conseil d'administration, en prenant congé en deux étapes, a piteusement échoué dans son entreprise. Alors que ce dernier essaie de se départir de ses responsabilités en quiuant le bateau sur le point de sombrer, une certaine inquiétude commence
a
gagner les rangs du personnel. En effet, les quantités incroyables de réorganisations, restructurations, changements de stratégies, licenciements, délocalisations, réintégrations, mesures d'économie, réductions de salaires, etc. effectuées ces dix dernières années - en plus pourvues de formules et de mots vides de sens - n'ont rien apporté au niveau économique, mais surtout laissé des traces profondes chez les collaboratrices et collaborateurs.
Pour toutes ces raisons, le SSP prend l'initiative afin que les intérêts du personnel ne soient pas bafoués. Au premier plan se trouvent la garantie des emplois et la défense des conditions de travail. Dans un premier temps, le SSP organisera des réunions du personnel
à Genéve, Bâle et Zurich avec pour objectif de soutenir la revendication pour la sécurité des postes de travail et du maintien de l'entreprise entière.
Les responsables
La responsabilité de cette débâcle incombe avant tout au président du conseil d'administration sortant H.
Götz ainsi qu'à son ancien comité (entres autres E. Honegger, L. Muhlemann, T. Schmidheiny, B. Hentsch), lesquels doivent répondre de la participation de Sabena et de la stratégie expansive de Qualiflyer. Et même
si on ne peut pas les traduire en justice, les entreprises-conseil influentes telles que Mckinsey, Boston Consultant, etc. ont de la même manière posé les bases de ce désastre tout en encaissant à cet effet des centaines de millions de francs. Et finalement, le conseil d'administration, dans sa composition actuelle, doit assumer la responsabilité de l'interruption de l'exercice, laquelle peut entraîner des amortissements dépassant le milliard de francs.
Un abandon est plus cher qu'une continuation pour SAirGroup
Le fait de se départir des participations du groupe Qualiflyer en Belgique, Allemagne et France peut revenir plus cher à SAirGroup qu'une poursuite des engagements accompagnés des assainissements correspondants. Au lieu d'investissements à long terme, dont le succès éventuel ne peut guère être pronostiqué à l'heure actuelle, il en résulterait, avec la planification de ce départ, des amortissements à fonds perdu pouvant dépasser le milliard de francs. En outre, les provisions nécessaires devraient encore être disponibles en vue des "options put".
En général, la preuve d'une réussite ou d'un échec en matière d'investissements ne peut être fournie qu'après un certain temps. Mais jusqu'à présent, personne n'en a donné à ce propos, d'autant plus que l'application de la stratégie de Qualiflyer n'était qu'à ses débuts. Et c'est précisément l'assainisseur et "shareholder manager" P. Bruggisser qui a insisté encore en décembre dernier sur le fait que ce n est pas l'explosion boursière à court terme qui est son
objectif principal, la direction du groupe ayant tout de même des engagements à prendre envers 68'000 collaboratrices et collaborateurs. Par ailleurs, trouver une solution aux compagnies préoccupantes que sont Sabena, LTU, AOM, etc. demande encore deux à trois ans, et la mise en pratique de la stratégie Qualiflyer requiert également de la patience.
Manifestement, les banques n'assumaient pas leurs responsabilités à cet endroit et n'étaient pas disposées à attendre aussi longtemps. Face à un marché boursier en pleine érosion, elles ont eu froid aux pieds et sont dorénavant prêtes à libérer des fonds pour des amortissements non rentables au lieu d'effectuer des placements à long terme et des investissements pour maintenir des emplois.
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Programme à 5 points du Groupe Trafic Aérien -
SSP (Genève, Bâle, Zurich)
1. Les responsables doivent répondre de leurs actes
Le Groupe Trafic Aérien - SSP demande des comptes aux présidents du Conseil
d'administration H. Götz et E. Honegger, responsables de la débâcle chez SAirGroup, de même qu'aux autres membres de l'administration en fonction depuis 1995, lesquels doivent répondre de la stratégie de Qualiflyer ainsi que de son démantèlement. En outre, il y lieu de -; vérifier la responsabilité des entreprises-conseil impliquées.
2. La nouvelle stratégie ne doit en aucun cas être fixée par
l'actuel Conseil d'administration
Le Conseil d'administration démissionnaire, mais qui se trouve encore en fonction, ne doit en aucun cas fixer la future stratégie, pour laquelle il n'aura plus de responsabilités à assumer après un éventuel nouvel échec, puisqu'il a donné sa démission. De surcroît, le Conseil d'administration ne jouit plus de la compétence confiance et acceptation nécessaires, tant auprès du personnel que du public. L'autorité requise n'est également plus garantie à la suite de cette demande de congé.
3. Gate Gourmet et d'autres perles ne doivent pas être bradées
Une vente de Gate Gourmet et d'autres secteurs profitables (p. ex. SR Technics) aurait des conséquences catastrophiques pour tout le groupe, en particulier pour les activités aériennes. Lesdites "perles" du groupe ne doivent en aucune circonstance - pas même sous la pression des banques - être vendues uniquement parce que l'on perd a tête ou pour des raisons d'impasses financières. En d'autres termes, on ne se débarrasse pas des poules aux oeufs d'or tout comme on n ampute pas une jambe qui est en bonne santé. Rien qu'avec les activités de base du service des vols, notoirement déficitaires, et qui se sont réduites jusqu'à l'entité
Swissair/Crossair, le SAirGroup n'a pas de chances et de perspectives d'avenir. Une adhésion à une alliance telle que One World ne changerait rien à l'affaire.
4. Plainte SSP contre les responsables
Non seulement les petits et gros actionnaires de SAirGroup sont lésés, mais aussi le personnel. Des années durant dans le cadre des négociations relatives aux conventions collectives de travail. l'on a obtenu de haute lutte du syndicat du personnel du sol des mesures d'épargne telles que réductions de salaires, licenciements, augmentations du temps de travail, suppression de la compensation du renchérissement, etc. pour le motif suivant:
ces mesures sont inévitables et absolument nécessaires pour garantir à long terme l'existence du groupe! Toutefois, les montants économisés à raison de plusieurs centaines de millions de francs sont - comme on peut le constater actuellement - venus s'échouer contre toute bonne foi sur les bancs de sable. Selon les prémisses que l'on connaît maintenant, le SSP n'aurait accepté à aucun moment une quelconque mesure d'épargne sur le dos du personnel (pas plus que le petit actionnaire n'aurait acheté des actions). C'est la raison pour laquelle le SSP a l'intention de porter plainte, en tant que partie à la convention collective de travail la plus importante du personnel de sol de SAirGroup, contre les conseillers d'administration. en partie responsables de portefeuilles dépassant le milliard de francs.
5. Mobilisation du personnel
Le SSP organisera des réunions de protestations dans les villes de Genève, Bâle et Zurich pour soutenir les intérêts du personnel. Au premier plan se trouve la revendication concernant la garantie de l'emploi et le maintien des conditions de travail. Comme autre point central, le SSP exige que l'on renonce à vendre des entreprises telles que Gate Gourmet, Swissport, SR Technics, etc.
En outre, le Syndicat suisse des services publics rencontrera ces prochaines semaines des représentants du personnel également touché en Belgique et en France (Sabena, AOM, Air Liberté. Air Littoral), pour convenir des démarches ultérieures.
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Le syndicat SSP - Trafic aérien
Le SSP avec ses quelque 2'200 membres occupés chez SAirGroup est de loin la plus grande association du personnel du sol. Environ 55% des collaboratrices et collaborateurs syndiqués dans une association du personnel du sol de SAirGroup sont affiliés au SSP (Push: 27%, SSEC: 18%).
Le SSP gère des conventions collective de travail avec les entreprises de SAirGroup suivantes: SR Technics (3'200 collab.), Swissport Zurich (1'500 coltab.), Swissport Bâle (300 collab.), Swissport Genéve (700 collab.), Cargologic (800 collab.), Avireal (200 collab.), Swissair (250 collab.), AMP (700 collab.), Atraxis (700 collab.) Swisscargo (150 collab.), Swissport Baggage Sorting (300 collab.)
En plus, le SSP est la seule partie à la CCT concernant les entreprises de SAirGroup suivantes: Gate Gourmet Zurich (Catering, 1'000 collab.) et Gate Gourmet Genève (450 collab). Dans le secteur de l'aéroport d'autres conventions collectives de travail ont été conclues avec ISS Airport Multiservice (nettoyage des cabines, 700 collab. à Zurich et Genève).
En qualité d'unique syndicat pour le personnel du sol de SAirGroup, le SSP - Trafic aérien est rattaché à l'ITF International Transportworkers Federation (Fédération Internationale des Ouvriers du Transport F.l.O.T.) et travaille en étroite collaboration avec les autres syndicats du groupe Qualiflyer (Sabena. etc.).
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