LE MONDE DE CARGOLOGIC AU SEIN DU SAIRGROUP
La perte de la plupart des liaisons
long-courriers ainsi que du tout cargo ont eu de profondes répercussions sur le
secteur fret de Swissair; mais également sur ses employés. A la suite d'une décision
de la direction de l'aéroport, le 1er janvier 1998,
Jet Aviation est devenu le 2ème agent Handling de la place. Ainsi Cargologic,
membre du SAirGroup a dû céder de la surface d'entreposage à Jet Aviation
afin que cette entreprise puisse travailler dans de bonnes conditions.
A la suite de cette redistribution des cartes, deux importantes compagnies aériennes, clientes de cette filiale du SAirGroup, ont confiés leur tâche d'handling fret à Jet Aviation. 1999 s'est donc clôturé sur une note pessimiste. En effet, Jacky Maeder a été vendu à Panalpina, et le secteur camionnage de Cargologic, filiale du SAirGroup vendu à Planzer.
BAISSE DE PRODUCTIVITÉ
L'addition de tous ces facteurs a baissé fortement notre productivité au cours de ces 3 dernières années. Le résultat ne s'est pas fait attendre, l'entreprise a dû se séparer de nombreux collaborateurs en plusieurs vagues. Entre des mises à la retraite, des départs naturels et des licenciements régis par le plan social du SAirGroup, nous avons atteint notre effectif actuel au mois de mars 1999. Autant de raisons qui ont vu baisser la motivation de nos collègues de travail qui s'interrogent toujours sur l'avenir de Cargologic Genève, membre à part entière du SAirGroup.
L'ACTION SYNDICALE
Nos représentants syndicaux, ainsi que la commission du personnel du SAirGroup ont suivi chaque employé touché par un licenciement, avec l'aide du bureau des ressources humaines. Certains de nos collègues ont été reclassés mais, dans plusieurs cas, aucune possibilité de placement à l'intérieur du SAirGroup n'a pu être trouvée et l'employé s'est vu contraint de quitter l'entreprise malgré son attachement à celle-ci. Nous le déplorons...
LIMITONS LA CASSE
Nous abordons l'ère d'un nouveau siècle avec cette insécurité latente, et des points d'interrogations. Notre management se veut confiant en l'avenir de l'entreprise en raison de ses bons résultats 1999 pour Genève. Il ne faut pas oublier que ceux-ci ont été obtenus probablement en partie grâce aux suppressions d'emplois.
Espérons que 2000, nous amènera des perspectives beaucoup plus réjouissantes, et que les mauvais jours sont derrière nous. Mais quoi qu'il advienne, il nous faut rester solidaires et unis. Le syndicat est la manière la plus sûre de limiter la casse et d'imposer nos solutions par la négociation.
S. Mugny, délégué syndical de Cargologic Genève