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Après
la pause estivale, voici quelques nouvelles à propos des
démarches entreprises pour imposer à la nouvelle compagnie
d'aviation Swiss et aux autres filiales le respect de
l'article 333 CO.
Comme vous l'avez sûrement constaté dans la presse et dans
les journaux, une longue procédure a été engagée auprès
de la Chambre des relations collectives de travail à Genève
pour tenter de faire respecter par l'entreprise Swiss durant
une année (1er mars 2002 au 1er mars 2003) les conventions
collectives négociées et en force dans le groupe SAir. Nous
avons tenté cette démarche ici à Genève, car nous ne nous
faisions aucune illusion quant à la possibilité d'avoir des
chances de réussir une procédure juridique dans le canton de
Zurich ou de Bâle, par exemple. Malheureusement, force est de
constater que les juges genevois ne nous ont pas accordé la
qualité pour agir.
Après ce premier échec, nous avons décidé de ne pas
recourir au Tribunal fédéral dans la mesure où le recours
ne pourrait porter que sur notre représentativité.
Malheureusement, les juges genevois n'ont fait que prendre
position sur cette unique question. De plus, si l'on prend en
compte que le recours au Tribunal fédéral durera, au bas
mot, six mois cela nous reporte au début de l'année
prochaine (2003). Alors, il est presque certain, vu la
composition des juges du Tribunal fédéral, que ces derniers
prendront la décision de nous débouter compte tenu du fait
que le délai de l'année étant échu notre demande
deviendrait alors caduque. En effet nous avons demandé aux
juges de faire interdiction à Swiss de conclure des contrats
qui ne respectent pas la convention collective de Sair Group
durant une année.
Dès
lors, nous avons décidé de changer notre fusil d'épaule et
d'encourager les personnes à engager individuellement des
actions contre Swiss devant le Tribunal des Prud'hommes.
Déjà depuis plusieurs mois, nous soutenons dans leurs
démarches juridiques devant cette instance les préretraités
de Swissport, Sair Technics et Gate Gourmet pour qu'ils
obtiennent la poursuite du paiement de leurs rentes de
préretraités par les différents filiales notamment dans le
respect de l'article 333 CO.
Nous
lançons un appel à toutes celles et ceux qui viendraient
ou qui ont déjà quitté l'entreprise Swiss dans la période
du 1er mars 2002 au 1er mars 2003 à prendre contact
rapidement avec nous pour que nous allions réclamer les
différences de salaires entre les normes conventionnelles qui
vous étaient appliquées par le SAir group ou ces filiales et
le salaire que vous avez réellement touché de Swiss. Cette
demande de paiement rétroactif peut être faîte durant 5
ans.
Aujourd'hui
notre bagarre juridique passe donc du collectif à
l'individuel, et sur ce terrain il est impossible au juge de
dénier à quiconque la qualité pour agir. Nous avons de
bonnes chances de réussites. C'est pourquoi nous vous
recommandons d'en parler autour de vous et de motiver les
personnes qui viendraient à quitter Swiss dans le courant de
cette année à entreprendre ces démarches juridiques pour
toucher quelques menues monnaies et surtout faire avancer la
cause commune.
Du
lundi au vendredi au tél. 022 - 741 50 80 de 9h à 18h
et le mardi après-midi au tél. 022 - 798 30 57 de
15h00 à 18h00
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