Syndicat suisse des services publics
Groupe Trafic aérien de Genève

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Bilan de six mois de lutte syndicale dans la débâcle de "Swissair"

Oui, le temps est venu de faire le bilan de nos actions. Nous le savions, l'action syndicale est extrêmement difficile dans une faillite d'entreprise.  En effet, c'est sur un terrain miné et qui se dégrade de jour en jour que doit être menée la lutte pour la défense des intérêts des salariés. Dans ces moments troublés, l'important est de rester unis et solidaires, Certains parmi nous ont déjà perdu leur travail (à notre connaissance 40 personnes à Genève), d'autres ont été contraints d'accepter des conditions de rémunérations inférieures dans la nouvelle compagnie aérienne «Swiss» (environ 110 personnes) quant aux préretraités, ils ont été jetés à la rue comme des malpropres. Pour l'instant, la grande majorité du personnel a conservé son poste de travail par le fait du rachat de Swissport et peut-être de Cargologic par une société financière anglaise. Ainsi, les conditions de travail sont sauvegardées,      mais demeure l'incertitude dès facilités transport.

La mobilisation a payé

Nous avons organisé une première grève de quatre heures le 14 septembre 2001, puis, courant octobre, pendant deux heures bloqués huit avions de Crossair sur le tarmac. Au mois de novembre, durant toute une matinée, nous avons bloqués tous les départs des avions de Crossair. Et enfin en décembre, nous avons protesté énergiquement contre la politique de l'Union de Banques Suisses (UBS) en bloquant, pendant deux heures, les guichets de sa succursale à l'aéroport. Tout au long de cette période, nous avons convoqué 6 assemblées générales du personnel réunissant de 300 à 500 personnes. Ce sont les personnes présentes à ces assemblées qui ont choisi les moyens d'action à mettre en oeuvre. Par notre mobilisation nous avons fait en sorte que les intérêts du personnel soient une partie intégrante de la résolution du dossier Swjssair. Aujourd'hui !a population est largement informée sur les ponts d'or que les dirigeants de Swissair se sont octroyés et sur le traitement inique réservé au personnel.

Nos actions juridiques

Sur le plan juridique, nous ne sommes pas restés inactifs. Nous avons déposé une dizaine dizaine de dossiers individuels devant le Tribunal des Prud'hommes pour faire valoir et respecter les
droits des préretraités découlant des contrats quileur ont été proposés lorsqu'on les a mis en préretraite forcée. De plus, après la création d'une association ad hoc du personnel, nous avons déposé un dossier devant la Chambre des relations collectives de travail pour que le Juge de cette chambre condamne Crossair devenue «Swiss» à respecter l'article 333 du Code des Obligations. Nous le savions, ces procédures prennent du temps, toutefois, nous ne désespérons pas de voir condamner, tant les filiales du groupe Sair, que la nouvelle compagnie «Swiss» à respecter la loi.

L'avenir est toujours incertain

L'avenir des employés de Swissport est loin d'être radieux. En effet, une société financière a des objectifs de rentabilité qui imposeront tôt ou tard une restructuration et donc, des licenciements, L'appât du gain, la rentabilité du capital. continueront de faire des dégâts incommensurables dans le secteur de l'aviation comme dans d'autres secteurs. La mondialisation et la déréglementation des conditions cadre de l'économie n'ont pas fini de produire leurs effets dévastateurs !

Les facilités de transport disparaissent

Dès le fin mars, les facilités de transport seront abolies. Cette prestation de l'entreprise faisait partie intégrante des conditions de travail du personnel dans la mesure ou elles compensaient les bas salaires. Nous devons nous battre pour reconquérir ce droit. Une pétition a été rédigée et a déjà récolté plus de 600 signatures. Nous voulons participer aux négociations sur ce sujet aussi. La manière dont le personnel est traité a déjà décidé certains parmi nous à quitter l'entreprise, car il ne considèrent plus qu'elle leur offre de bonnes conditions de travail en relation avec la haute qualité des prestations qu'ils fournissaient. C'est leur choix. Demeurent ceux qui restent et qui doivent s'organiser comme les collègues français  qui ont fait grève pour reconquérir leur droit et ces facilités de transport.

Il faut continuer à se battre

Le jour de la reconquête sociale reviendra et nous serons d'autant plus durs, que nous avons été traités sans ménagement. L'épreuve nous a endurcis, rien n'est perdu ! Restons prêts à repartir au combat.


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Groupe Trafic aérien Genève