Communiqué de presse
SWISS Genève
Aujourd’hui,
11 juillet 2003 a été annoncée la suppression de 8 lignes
au départ de l’aéroport de Genève par les
(ir)responsables de Swiss. Cette mesure impliquerait chez
Swiss la suppression de 200 postes de travail et plusieurs
dizaines d’autres dans des sociétés sur l’aéroport de
Genève
Le syndicat des services
publics représentant du personnel à l’aéroport de Genève–Cointrin
proteste
Rappelons que le Conseil fédéral
unanime et les Chambres fédérales ont cassé le monopole de
Swissair en 1998. Depuis lors, on a vu Bruggisser,
l'ex-directeur général de Swissair, développer une stratégie
d’expansion, dite "stratégie du chasseur ",
qui avait pour but de sortir la compagnie des difficultés
dans lesquelles allait la précipiter cette libéralisation.
Au début 2000, les salariés ont essuyé les plâtres de
cette fuite en avant, Bruggisser, lui, a par contre sauté de
l’avion avec un parachute doré… Puis, monsieur Dozé
s’est contenté d’un repli stratégique, qui n’a fait
qu’engloutir en 18 mois plus de 1 milliard et demi de francs
et entraîné le licenciement de quelque 500 personnes en
janvier dernier, puis de 3000 personnes prévu pour fin
octobre prochain. Et ce n’est pas fini, tout est programmé
pour que cette compagnie d’aviation soit rachetée à vil
prix par un concurrent ou, pire encore, cesse définitivement
toute activité après les élections fédérales d'octobre
prochain.
Nous le répétons
inlassablement depuis plus de trois années, nous n’avons
rien à gagner à accompagner cette libéralisation pour la
rendre moins douloureuse aux salariés. Nous avons toujours
refusé de soutenir, par exemple, "la moins mauvaise
stratégie " prônée par monsieur Dozé et nous
nous sommes déterminé pour une compagnie d’aviation de
services publics qui bénéficie de conditions cadres hors des
marchés mondiaux libéralisés.
En effet, le marché de
l’aviation, quoique les tenants du libéralisme veuillent
nous faire croire, est un marché captif (les clients d’une
région doivent passer par un seul aéroport et l’espace aérien
reste un bien national).
En conséquence, notre
organisation syndicale a pris une position très claire
concernant les effets sur Genève des mesures qui ont été
prises par Swiss. Notre syndicat s’est déterminé pour un
refus de tout licenciement au profit du chômage technique. De
plus, nous en appellerons à des mesures de lutte en cas de
baisse de salaire.
En effet, nous estimons que
les mesures de repli décidées par Swiss n’auront qu’un
effet ponctuel, limité dans le temps, y compris concernant
les huit lignes abandonnées au départ de Genève. Le
personnel ne doit donc pas en faire les frais par des baisses
de salaires ou des pertes d’emploi.
Syndicat
des services publics SSP/VPOD
|