Syndicat suisse des services publics
Groupe Trafic aérien de Genève

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En Suisse, 60% de la production est hydraulique (barrages), c’est-à-dire propre, renouvelable et sûre. La majorité des compagnies d’électricité sont formellement propriété des collectivités publiques. Les prix pour les ménages sont bas en comparaison européenne. La
Loi sur le marché de l’électricité (LME) menace tout cela.

§      Danger pour la sécurité de l’approvisionnement

La libéralisation fait primer le profit sur le service et la sécurité de l’approvisionnement. On a constaté en Californie (libéralisation totale en 1996) que les centrales privatisées ont stoppé leur production en période de pénurie. Résultat : spéculation sur les prix à la production qui ont été multiplié par vingt en quelques jours. En Suède (libéralisation totale en 1999), les suppressions d’emplois viennent de plonger dans le noir des régions entières pour manque d’entretien.

§      Une concurrence désastreuse pour l’emploi et l’avenir de l’hydraulique

L’ouverture à la concurrence plus rapide que ne le demande l’Union européenne met en concurrence les centrales hydrauliques de Suisse avec des entreprises cent fois plus grosses vendant à bas prix grâce à des subventions étatiques du nucléaire ou de l’énergie produite à partir de charbon. Pour survivre, les centrales hydrauliques suisses supprimeront des milliers de places de travail, cesseront d’investir ou se vendront à des monopoles européens.

§      Une loi dangereuse et mauvaise pour l’environnement

Après des années d’efforts pour limiter la consommation d’électricité et la produire proprement, le marché va avantager les gros consommateurs et faire pression sur la qualité de la production. Pour amortir et rentabiliser leurs énormes investissements, les exploitants de centrales atomiques vont rechercher toutes les économies possibles au risque d’accroître le danger nucléaire.

§      Les consommateurs/-trices passeront à la caisse

Au Chili, aux USA, en Angleterre, en Nouvelle Zélande, la libéralisation a conduit après deux ou trois ans à de nettes hausses de prix (de 13 à 30%) pour les petits consommateurs. Après une phase de dumping, les monopoles privés font remonter les prix et engraissent les actionnaires.

§      Les régions périphériques délaissées

L’approvisionnement des régions périphériques nécessite des moyens importants. Aujourd’hui ils sont supportés de manière solidaire par les réseaux publics. Avec le marché, c’est chacun pour soi et les régions périphériques seront délaissées parce que pas assez rentables.

 L’électricité n’est pas une marchandise, elle ne se stocke pas, elle est indispensable à toutes et tous. Pas question de la livrer aux spéculateurs, à quelques grandes multinationales qui veulent monopoliser le marché à l’échelle du continent pour en tirer de juteux profits. C’en est assez de cette folie de tout « libéraliser » !

 Pour un débat indispensable, pour le développement de vrais services publics de l’électricité contrôlés démocratiquement, pour une énergie propre, abordable, allez votez le 10 juin!