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Sursis concordataire, faillites, licenciements, vente de filiales, chaque jour les
journaux nous informent dans les moindres détails de la descente aux enfers
de Swissair Group. Pour le personnel, les chocs successifs sont durs à digérer.
La peur du lendemain s'installe dans nos têtes.
Comme nous l'avons déjà dit le 15 septembre 2001, lors de l'arrêt de travail de 3 heures à Genève, ainsi qu'à
Berne, le 4 octobre devant le Palais fédéral et le même soir à Genève devant les
banques, la seule planche de salut pour tout le personnel du groupe Swissair est de rester uni.
C'est pourquoi nous vous convoquons toutes et tous à une nouvelle assemblée
générale pour :
1. Faire le point précis de l'état désastreux dans lequel se trouve le groupe
Swissair.
2. Echanger de vraies informations sur les mesures annoncées par les directions
des différentes filiales du groupe.
3. Prendre des dispositions pour y faire face, y compris envisager des mesures de
luttes.
Lors de toutes nos mobilisations de ces dernières semaines, nous l'avons dit et
nous le répétons : il n'y aura pas de solution à la crise actuelle sans
l'accord de la majorité du personnel. En effet, le Crédit Suisse, l'UBS et la direction de Crossair qui ont voulu nous
faire croire, après leur coup de force, que Crossair serait le « phoenix » de
Swissair, sont aujourd'hui incapables de concrétiser leur projet sur le plan financier. Ils nous ont démontré ces jours les conséquences catastrophiques
qui en résulteront, en Suisse, en termes de pertes d'emplois et en porteront l'entière responsabilité.
Nous restons convaincus qu'une mobilisation du personnel et de la population
suisse est nécessaire afin d'obliger la Confédération et les responsables de
Swissair à s'engager pour la reconstruction d'une véritable compagnie d'aviation de service public d'envergure nationale. Cette compagnie doit être
contrôlée par le Conseil Fédéral.
SSP/VPOD section trafic aérien
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